...un paquet de doutes, et bien des chemins possibles. Bien souvent j'hésite à appuyer sur le bouton ! Ce satané bouton « supprimer » qui me libérerait sans doute de cet énorme boulet de blog. Il y a bien des articles que j'effacerai aujourd'hui, autant d'autres que je modifierai : tout évolue, et d'ailleurs, dans quelques mois sans doute aurais-je l'amère impression d'avoir pondu une merde de plus dans la galaxie des blogueurs désespérés. Mais ce serait céder à la facilité. Facilité de prétendre ne jamais avoir pensé tout ça, ne jamais avoir été tout ça : ce serait rayer un passé et rayer une partie de soi même. Le modifier serait encore pire, la pire des soumissions, celle de ressembler à ce que l'on voudrait que l'on soit : j'essaye tant bien que mal de ne pas rejoindre la masse.
Que de questions me direz-vous ? Que de questions pour une simple donnée parmi des millions, une pauvre cannette égarée au milieu de cette beuverie numérique. Mais c'est une question de principes ! Et là je prends pour vous l'un de mes airs les plus graves, l'instant est solennel : voyez vous, pour moi, un blog, si tenté que l'on utilise pour écrire, c'est en quelque sorte le reflet d'une partie de soi. Je ne veux pas renoncer à ça.
Alors quel est le problème ? Ce fichu blog me tend régulièrement les bras, il attend patiemment que je l'imbibe de mes insanités, sans parler des pressions externes que je subis au quotidien par une poignée de lecteurs irréductibles ! Alors difficile de résister quand l'envie d'épancher votre soif d'écriture tape à la porte, et pourtant, j'ai si souvent, et si admirablement résisté. Une belle erreur. J'ai longtemps réprimé cette envie dans le sang (n'allez pas croire à la scarification !), et mes belles pensées, à peine sorties, étaient renvoyées au placard. Taxées d'inutilité, j'ai longtemps pensé pouvoir crever la bouche ouverte avec elles, le monde s'en porterait peut être bien mieux. Mais avec le temps, peut être prend-t-on conscience de l'importance de décrypter ses réflexions, et surtout de les faire entendre, quitte à passer pour le dernier des illuminés. Parce que je ne veux pas être l'idiot qui l'aura trop souvent fermé, et même si je ne vous promets pas d'accélérer le rythme exponentiel de production d'articles sur ce blog, je jure, à moi comme à vous, la poignée d'irréductibles amateurs de cette déchetterie virtuelle qui me sert de blog, d'être le dernier des illuminés.
Que de questions me direz-vous ? Que de questions pour une simple donnée parmi des millions, une pauvre cannette égarée au milieu de cette beuverie numérique. Mais c'est une question de principes ! Et là je prends pour vous l'un de mes airs les plus graves, l'instant est solennel : voyez vous, pour moi, un blog, si tenté que l'on utilise pour écrire, c'est en quelque sorte le reflet d'une partie de soi. Je ne veux pas renoncer à ça.
Alors quel est le problème ? Ce fichu blog me tend régulièrement les bras, il attend patiemment que je l'imbibe de mes insanités, sans parler des pressions externes que je subis au quotidien par une poignée de lecteurs irréductibles ! Alors difficile de résister quand l'envie d'épancher votre soif d'écriture tape à la porte, et pourtant, j'ai si souvent, et si admirablement résisté. Une belle erreur. J'ai longtemps réprimé cette envie dans le sang (n'allez pas croire à la scarification !), et mes belles pensées, à peine sorties, étaient renvoyées au placard. Taxées d'inutilité, j'ai longtemps pensé pouvoir crever la bouche ouverte avec elles, le monde s'en porterait peut être bien mieux. Mais avec le temps, peut être prend-t-on conscience de l'importance de décrypter ses réflexions, et surtout de les faire entendre, quitte à passer pour le dernier des illuminés. Parce que je ne veux pas être l'idiot qui l'aura trop souvent fermé, et même si je ne vous promets pas d'accélérer le rythme exponentiel de production d'articles sur ce blog, je jure, à moi comme à vous, la poignée d'irréductibles amateurs de cette déchetterie virtuelle qui me sert de blog, d'être le dernier des illuminés.


